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| Les difficultés sexuelles
: un sujet encore tabou |
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En pratique, les difficultés
sexuelles sont rarement évoquées d’emblée
par les patients à leurs médecins,
d’une part parce qu’elles signent rarement
l’entrée dans la maladie et que d’autres
problèmes sont considérés comme
immédiatement plus invalidants (marche, manipulations,
vue, troubles urinaires…),
d’autre part parce qu’elles concernent l’intimité
du patient qu’il a du mal à se dévoiler.
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Dans l’esprit des patients,
le « regard des autres », qui est un facteur
de malaise dans le vécu de la maladie, ne concerne
pas tant la vie sexuelle, qui peut être masquée,
que des éléments plus visibles : déambulation
modifiée, manque de force des mains, fuites urinaires,
etc. |
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Pourtant, justement du fait de
la fréquence de ces troubles sexuels, les médecins
qui interviennent à différents niveaux
dans la prise en charge de la sclérose en plaques
(médecins rééducateurs, neurologues
généralistes…) sont habitués
à en discuter et à les gérer en
même temps que les autres problèmes, et
leur amélioration est vécue par le patient
comme un facteur de revalorisation et d’amélioration
de sa qualité de vie. |
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