dysfonction érectile, sclérose en plaques, impuissance, érection, injection intracaverneuse, sexothérapie, sexothérapeuthe
 
 
Liens avec les autres signes de la
sclérose en plaques
 
  Généralités
Eléments à prendre en compte lors
   du traitement

La dysfonction érectile, c’est une
   affaire de couple

Lien entre sclérose en plaques et
   qualité de la vie sexuelle
 
 
 

Eléments à prendre en compte lors du traitement

Divers éléments interfèrent donc logiquement avec ces dysfonctions sexuelles, soit parce qu’elles induisent des difficultés de situation (positions sexuelles plus ardues à prendre et à maintenir) ou des difficultés de vécu d’une vie sexuelle modifiée.

   
Ces éléments, dont la prise en charge thérapeutique sera indispensable dans le traitement de la dysfonction sexuelle, sont :
 la fatigue, physique et /ou psychique, qui est un paramètre invalidant fréquent dans la sclérose en plaques ; un des facteurs aggravant cette fatigue est la situation de désadaptation à l’effort des patients qui ont tendance à éviter l’activité physique pour ne pas être fatigués mais, du coup, réduisent progressivement leurs capacités d’adaptation cardio-respiratoire et musculaire à réaliser une activité physique un tant soit peu soutenue. Cette fatigue constitue un argument de réduction de l’activité sexuelle dont l’amélioration pourrait au contraire réduire la sensation de fatigue, physique et aussi morale ;
 les problèmes moteurs : faiblesse motrice et/ou spasticité peuvent gêner l’accomplissement des actes sexuels: ils peuvent rendre difficiles certaines postures, les rendre instables, réduire la souplesse et la spontanéité de l’acte et peuvent aussi modifier l’image qu’eux-mêmes et leur partenaire se font d’eux ;
 les troubles sensitifs qui peuvent modifier les sensations sexuelles et favoriser la dysfonction érectile concernent aussi le corps plus globalement et vont alors majorer les difficultés motrices, par exemple du fait d’une mauvaise perception des membres inférieurs ;
 les altérations cognitives (mémoire, concentration…) sont aussi un facteur de dégradation de la vie sexuelle ; elles doivent être analysées, sont à dissocier des phénomènes psychologiques et notamment dépressifs (qui peuvent aussi être présents et sont aussi délétères pour la qualité de la vie sexuelle) et sont à rééduquer ;
 les douleurs, de divers types (neurologiques, articulaires, en rapport avec la spasticité…) créent un inconfort qui s’ajoute aux autres éléments pour ne pas motiver l’homme à entreprendre une activité sexuelle ; elles ne doivent jamais être considérées comme intraitables ;
 les problèmes périnéo-sphinctériens fréquemment associés, vésicales et/ou anales, aggravent l’inconfort notamment en cas de risque de fuite urinaire ou fécale.